Le Reiki est un enseignement apparenté au magnétisme d'origine japonaise.
Historique
Le terme de Reiki est empoyé traditionnellement au Japon pour désigner différents courant spirituels et de pratiques de guérison énergétique, ces deux approches étant interdépendantes selon les traditions asiatiques.
Au début du XXème siècle, après plusieurs années de voyage et d'étude, notamment en Chine, un certain Mikao Usui reçoit lors d'une retraite au Mont Kurama (abritant un temple bouddhiste Tendaï) un satori, une révélation spirituelle : il canalise l'énergie qu'il appellera Reiki directement depuis sa source, ainsi que la méthode pour l'utiliser pour l'évolution personnelle et le soin ; c'est tout du moins ce que nous dit la “légende”.
En 1922, il ouvre à Tokyo un centre de soins et d'enseignement selon sa méthode Reiki, le Usui Reiki Ryoho Gakkaï, qui connaîtra un grand succès.
Mikao Usui décède en 1926 d'une attaque cérébrale.
Probablement peu après sa mort, l'un des enseignants qu'il avait formé (mais qui n'a jamais été Président du Gakkaï), Chujiro Hayashi, quitte le Gakkaï pour ouvrir son propre centre-école et apporte des modifications à l'enseignement original d'Usui : il fonde ainsi son propre système Reiki, le Hayashi Shiki Reiki Ryoho.
Dans les années 1930, Hawayo Takata, une japonaise vivant à Hawaï qui souffrait de nombreux problèmes de santé, reçoit un traitement intensif au centre de Hayashi qui l'amènera jusqu'à la guérison complète. Elle y apprend ensuite le Reiki et est initiée au niveau d'enseignante par Hayashi (toutefois, elle ne lui succédera jamais à la tête de son école).
Takata rentre à Hawaï en 1937 et commence à y transmettre le Reiki.
La seconde guerre mondiale éclate peu après et la vie des japonais à Hawaï devient très difficile, de même que celles des japonais soupçonnés de ne pas être favorables à “l'effort de guerre” au Japon ; ainsi Hayashi mettra fin à ses jours en 1941.
Aussi est-ce probablement ce contexte qui explique que Hawayo Takata ait modifié l'histoire du Reiki pour faire passer Usui pour un moine chrétien : son but était très certainement de pouvoir en transmettre plus facilement l'enseignement aux Etats-Unis à cette époque.
Par ailleurs, Takata apporte de nouvelles modifications à l'enseignement du Reiki, que ce soit dans son contenu ou dans ses conditions d'accès (en 1970, elle commence à former des enseignants et fixe le prix de cette initiation à 10 000 $ !), tout en prétendant être la seule héritière du système Usui original.
Hawayo Takata décède en 1980 à l'âge de 80 ans et aura formé 22 enseignants de son système de Reiki, que certains appellent “Reiki occidental” et que l'on devrait ainsi nommer non pas “Reiki Usui” mais “Reiki Usui-Hayashi-Takata” ou “Reiki Takata”.
Ce sont des élèves de Hawayo Takata qui contribueront à la transmission mondiale du Reiki dans les années 1980 en prenant la décision d'autoriser un libre-choix des prix fixés pour l'enseignement, la réintroduction de la distribution de manuels écrits et l'autorisation de la prise de notes par les élèves.
Depuis, différents enseignants ont canalisé de nouvelles formes de Reiki (Karuna, Shambhala, Lightarian...), que l'on ne compte même plus !
Parallèlement, les écoles fondées par Usui et Hayashi ont toujours poursuivi leurs enseignements, contrairement à ce qui avait été dit par Takata.
Cet enseignement se “démocratisera” de même au Japon à partir des années 1980, notamment sous l'impulsion d'occidentaux ayant découvert le Reiki par la lignée de Takata et désireux de “remonter aux sources”.
Depuis, les recherches historiques menées en collaboration et les échanges se généralisent et ouvrent la voie à une nouvelle approche du Reiki...
Ouvrages de référence
- La Quintessence du Reiki, Walter Lübeck, Frank Arjava Petter et William Lee Rand, éd. Niando, 2002
- Le Manuel Original de Reiki du Dr Mikao Usui, Frank Arjava Petter, éd. Niando, 2000 (1999)